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Très intéressé(e) ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 37 Membre n°: 2038 Inscrit le: 06/03/2008 |
bonjour à tous! je n'ai pas encore réussi à lire l'intégralité du site mais je suis emballé par certaines théories qui se rapprochent de mon domaine.
Je suis compositeur et vidéaste (aussi acousmate = électroacousticien, càd: un peu comme un physicien, je fais des expérimentations du sonore, de l'écriture à la diffusion dans l'espace). autant dire que ma matière première est le temps, ou l'organisation d'évènement dans le temps. plusieurs choses me viennent à l'esprit lorsque je lis les théories du temps 3D, l'énergie libre etc... en rapport avec les théories musicales de la deuxième moitié du xxème siècle. je suis aussi particulièrement intéressé par les ondes scalaires dans le domaine de la diffusion sonore ou la possibilité de faire apparaitre un onde en résonance en un point particulier de l'espace... (je reviendrais après sur cette question dans un autre poste ----> rf: recherche ircam "spat") bref: ....en musique. vous n'êtes pas sans savoir qu'en musique nous subdivisons (en occident) le rythme solfégiquement : ( le point d'orgue = indéterminé ou infini, la ronde pointée = 6 temps, la ronde = 4 temps, la blanche pointée = 3 temps, la blanche = 2 temps, la noire pointée = 1,5 temps, la noire= 1 temps, la croche pointée =1/2 +1/4 temps, la croche 1/2 temps, la double croche pointée 1/4 + 1/8 de temps etc... jusqu'à la quintuple croche...) cette division est relative au tempo ou BPM , vitesse de base de la noire (1 temps) par rapport à la seconde. ainsi si le tempo est à 60 ( 60 battements par minutes) la noire dure 1 seconde... et la vitesse de la subdivision en découle: la croche= 1/2 sec etc.. il est aussi possible de lier les valeur de temps pour créer des temps écrits complexes: ex: à tempo 60: ronde pointée liée à une ronde liée à une noire pointée liée à une double croche = 6 + 4 +1,5 + 1/4 = 11 secondes et 75 centièmes de sec. le rythme écrit est une subdivision mathématique du temps: on l'appelle l'écriture horizontale les fréquences: les fréquences, ou les notes: également subdivisée en 7 notes en musique occidentale classique (doré mi fa sol etc... les touches blanche du piano) puis en dièses et bémol (demie note ou demie ton = les touche noire du piano en général ) l'écart entre les notes se détermine par des tons, des demis ton puis des quarts de ton etc...(hors musique occidentale classique) il s'agit là de nominer pour l'écriture des écarts de fréquences qui vont permettre de fabriquer des gammes: la plus connue étant la gamme de DO majeur (dite joyeuse et festive) dont la subdivision se trouve ainsi: do à ré = 1ton, ré à mi = 1 ton, mi à fa = 1/2 ton, fa à sol = 1 ton, sol à la = 1 ton, la à si = 1 ton, puis si à Do =1/2 ton et on peu recommancer la gamme un octave plus haut... ou plus bas si on fait tout ça à l'envers... (l'octave étant un écart de 7 note, qui en composition est sinonîme de redondance ou d'appuis fondamentale pour connaître tonalité, c'est à dire la premiere note de la gamme qui permettra de dire qu'on est en DO majeur par exemple pour reproduire le schéma des tons cité plus haut) l'ordre de ces espacements à une grande importance car si la gamme de DO majeur commence par DO, ré mi fa sol la si... (1t+ 1t+ 1/2t + 1t +1t +1t + 1/2t) il existe sa relative mineur (triste et grave) partant du même shéma mais en commençant par La, si do ré mi fa sol.... (1t +1/2t + 1t + 1t+ 1/2t + 1t) ainsi chaque gamme possède des positions relatives en rapport à la note de départ qui détermine des états (sentiments différents) et se retrouve dans un cycle appellé cercle harmonique (notamment défini dans sa totalité par J.S.Bach) voir: http://www.harmonic-mixing.com/pix/easymix.jpg aujourd'hui la plus petite subdivision de fréquences audible est le coma: où 1 ton est composé de 9 coma, le dièse qui est un demi ton et qui monte en fréquence (dit joyeux car utiliser pour les gammes majeurs) est composé de 5 comas le bémol qui est un demi ton et qui descend en fréquence (dit triste car utiliser pour les relatives mineurs) est composé de 4 comas au delà du coma on passe de la musique à autre chose etc... l'oreille humaine entend déjà difficilement une différence entre 3 comas... la subdivision mathématique et sensorielle des notes : en général de 20Hz à 22KHz (à peine plus que l'étendue du spectre d'un piano) on l'appelle l'écriture verticale. Nous avons pu déterminer vers 1960 notemment avec le travail du compositeur k.stockhausen une relation extrèmenement précise entre l'écriture horizontale (le rythme) et verticale (les fréquences) lorsqu'on descend par exemple une note de saxophone dans les graves extrêmes, celle ci brise notre perception de continuité et nous entendons distinctement des battement rythmiques égaux ou discontinues (cela dépends de la richesse du son et de son développement au moment de la prise de son) il s'agit d'un étirement temporelle extrême (temps multiplié par 4 ou plus...) faisant entendre simultanément le corps sonore rythmique (battement du son ) mais rapportant aussi des extrêmes aigus impossible à entendre dans le spectre de l'audible (ondes courtes et micros ondes (au dela de 40Khz dans la tranche 20Hz/ 20KHz) cela dépend aussi de la qualité d'échantillonnage (nombre d'information) de la prise de son... inversement il est possible de convertir du rythme en fréquence en faisant l'opération inverse: des basses fréquences vers le spectre audible en divisant (le temps par 4 ou plus) nécessite néanmoins dans les cas extrèmes (par ex: écoute de la tektonique des plaques) une amplification car les aigus ont toujours plus d'énergie que les graves... bien que les fréquences basses, elles traverses plus de distances... le son est ondulatoire: rythmes et fréquences se trouvent simplement et simultanément dans deux états temporelles distintc. et nous savons les percevoirs ensembles... pour les néophytes de la musique contemporaine, voici une manière d'écouter la musique de feu k.stockhausen! il savait comment nous faire voyager dans ces différences temporelles... le personnage mystique qu'il était est aussi une autre approche possible... pour ne pas faire trop long sur ce poste je continuerai plus tard avec la relativité du temps dans la musique indienne (compression et extention du temps), à travers Olivier Messiaen qui favorise les rythmes et les intensités et les intègrant dans des échelles sérielles ) et la dis/continuité des objets sonores microscopiques avec le travail de Tristan Murail et Gérard Grisey, sur la découverte de la nature du timbre musical et la décomposition spectrale du son musical, à l'origine de la perception de ce timbre. MR Croche. |
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Ecrit le: Dimanche 09 Mars 2008 à 20h15
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![]() Expert(e) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Modérateurs Messages: 4027 Membre n°: 181 Inscrit le: 07/10/2006 |
Bonsoir mrcroche,
Tu te sens seul j'ai l'impression ! Ici nous somme plutôt dans la pratique, nous ne somme pas très haut dans les couches d'abstractions. J'ai lu tes textes très intéressant au demeurant, La relation art science à toujours été évidente dans le passé, prenons l'exemple de Léonard de Vinci par exemple, sa créativité tout azimut nous a livré quelques beau égarement artistique technique et scientifique. De même les architectes Grec travaillaient en étroite relation avec les deux disciplines. La dissociation des deux catégories est assez récente finalement. Cela dit Pierre Gilles de Gennes scientifique reconnus pas parmi les moindres, disait les mathématique ne son qu'un outil, Le plus important c'est l'imagination. L'art dans sa définition la plus simple est une communication esthétique donc quelques chose de très technique à la base, mais tellement parfait que cela deviens beau. Ethore bugatti, disait également quand je conçois un moteur je le retouche jusqu'à se que je trouve beau dans sa forme ses courbes ses proportions etc... Si il est beau il marchera bien !! Voilà encore un exemple de l'étroite relation entre esthétique et techniques. D'autre part les son et les couleurs sont des manifestation ondulatoire de phénomènes magnétique ou électromagnétique. Les "octaves" ou zones spectrales dans lesquelles elles s'expriment son plus ou moins hautes sur l'échelle, mais le phénomène est sensiblement le même. Regardons Keely qui était capable de désintégrer de roches de grandes tailles avec des résonateurs acoustiques. Sans parlez des champs antigravitationnelles qui créait avec ses disques accordé qu'il stimulait avec un archet de violon. On en reviens toujours au même il y a un point nodal au centre d'une sphère qui est capable de créer des manifestations dans une multitude de zones. Plus on éloigne de ce centre et plus les zones de manifestation serons nombreuses, et grande en surface c'est une évidence. Nos scientifiques se creusent la tête pour trouver une théorie qui permettra l'unification !! Ils on juste oublier une petite chose pour trouver une théorie unifiant toutes les manifestations de forces observables, il faudrait peut être que nos scientifiques s'unissent entre eux, et peut être qu'ils s'unissent avec les artistes, et peut être avec les mathématiciens etc etc.. La vérité ou une partie de la vérité est en chacun de nous, si on ne parviens pas transcender nos différences à la fois humaine et de disciplines nous n'irons pas bien loin. J'ai même très peur que nos petit jeux tournent court plus vite qu'on ne le redoute !! Nous souffrons en priorité d'une grosse maladie, nous n'avons pas de langage commun. Chacun dans sa discipline utilise un jargon imbitable pour les gens de la discipline d'à coté nous parlons souvent de la même chose mais avec des mots tellement différents que l'on ne s'en aperçois même pas. C'est pour ça que sur se forum nous utilisons le plus possible pour ceux qui en on la possibilité, les images les films les dessins. nos digressions ne vont pas bien loin, mais au moins le peu dont on parle on l'intègre bien. Qui disait qu'un petit dessin vaut mieux qu'un long discours Sur ce très bonne soirée. -------------------- Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de ta vie.
Page YouTube, Page Dailymotion, Album Picasa, La Force contre-électromotrice, simulation magnétique, Viktor Schauberger |
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Ecrit le: Lundi 10 Mars 2008 à 01h03
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Très intéressé(e) ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 37 Membre n°: 2038 Inscrit le: 06/03/2008 |
merci quartz!!!
voici un texte je n'ai pas encore terminé mes dessins... il s'agit d'un compositeur d'électroacoustique (françois Bayle) à l'origine de nombreuses théories cognitives. il y décrit le temps dans ces compositions... et tout va dans le sens d'un temps discontinu et FRACTALE... je vous laisse avec cette poésie riche de sens... La forme du temps est un cercle (1999-2001) La nature — ce réservoir d’organismes et de formes temporelles — propose bien des schèmes à notre imagination rythmique: respiration, pulsation, flux et reflux, cycle du jour ou des saisons… Leurs dessins, leurs textures forment le sol, le tapis de l’existence. Les figures de temps, dont la trace sonore révèle le mouvement intérieur, surprennent par leur vocabulaire familier. Susciter un désir ou plaisir d’écoute à partir des perceptions plutôt temporelles, de leurs élans, images, figures, éclats, tel est bien le projet, son idée dynamique. Plusieurs «moments» que de mêmes entités traversent vont chacun s’attacher à montrer un aspect du «grain» du temps pour en prolonger l’émotion potentielle. Voici, mises en œuvre, quelques figures du temps. Il y a celle qui presse et fuit, — qui bat et martelle, — qui déferle en vague, — qui se retire, s’inverse, — qui éclabousse en gerbe, — qui ruisselle en pluie, — qui coule, en s’égrenant, — qui perle lentement, — qui gicle par saccades, — qui gire en tourbillon, — qui s’évapore … Variations du «coup» à la «trace», de la pulsation épaisse à la mélodie, de la cloche et son mystérieux pouvoir inharmonique jusqu’au poudroiement des sillages et des orbes aux vitesses variées, en passant aussi par la pulsation et ses «allures». Contemplation aux harmoniques pythagoriciennes bien sûr, puisqu’ainsi parle le poète: […] Pythagore révèle à ses Grecs / que la forme du temps est le cercle… […] Tout arrive pour la première fois, mais de manière éternelle. Celui qui lit ces mots les invente. —JL Borgès, Le Chiffre (1981) En cinq étapes le parcours d’écoute aura accompli un trajet, celui de l’unité temporelle allant vers son grain le plus fin, et la perception sensible s’aiguisant progressivement dans son appréciation des images et des formes. La fugacité des couleurs, la vélocité des figures iront se résoudre en spirale (cette forme tri-dimensionelle du cercle), selon laquelle l’image-son initiale (les cloches) va se trouver prolongée à l’infini dans l’image-son finale: celle des grillons d’été dans la nuit d’un temps suspendu, rêveur. … bouillonnement, pression du temps L’effervescence sonore s’installe et comme un gaz occupe le volume d’écoute. Mais celui-ci semble comme troué de soudaines amnésies, de parasitaires réminiscences. D’irréelles plages de durées venues d’ailleurs s’interposent. Etranges multiples. si loin, si proche… … espacement, temps-miroir L’air du temps porte le son et ses reflets… De même que deux tonalités ne sont jamais aussi éloignées entre elles que décalées d’un petit intervalle, de même des sonorités très différentes peuvent aisément fusionner, tandis que très proches elles resteront distinctes. Ce qui alors vient me chanter comme musique, c’est le jeu de ces associations-dissociations entre figures proches et images lointaines. La perception immédiate les appréhende comme une odeur. L’animalité de l’écoute y flaire une piste et, retournant la mémoire des formes, retrouve les schèmes et les désirs enfouis. Alors la représentation fonctionne: je m’y reconnais! Les ailes du temps portent les reflets du son. Ainsi l’écho des cloches sur les murs des cours intérieures (et singulièrement celles de l’église Saint-Séverin d’où je les écoute chaque jour depuis 30 ans, avec en prime les «piafs» des moineaux qui en cadence y répondent…) … si proche (à quinze mètres à peine)… si loin (je ne suis pas oiseau) Ainsi les «coups» que j’imprime aux flûtes de Pan, les reflets dont j’organise les «délais» Et les différences microtonales, les fusions des matières, les percussions de souffle, les accents dans les lignes. Les mutations de proche en proche, les distances … L’air porte les ailes. Le temps porte les battements. … morcellement, temps interne Entités agitées, glissées. Figures presto-subito, gigues presque lentes. Étirements contractés, accents contrariés, points espacés, lignes harmonisées. Où est-on, où en est-on? Quelle est cette agitation, palpitation, altération? Suis-je concerné par ce fourmillement, tremblement? Suis-je au milieu de cette toile d’araignée qui vibre? Suis-je le lieu de cette vibration temporelle? De ce phénomène? Vite oublié… Mais, pourrait-t-il …quand et pourquoi, et pour qui d’autre… se reproduire? … déplacement, pulsion du temps Qu’est-ce qu’une «allure»? C’est — dans le solfège concret schaefferien — la qualité fluctuante de l’entretien d’un son. Le mouvement qui anime d’une pulsation interne la vie d’une résonance, qui bat… (à ne pas confondre avec le «vibrato», oscillation mélodique s’apparentant au trille). Le mot vient du verbe «aller», manière d’aller, démarche (raide ou souple, régulière ou boitillante) dans la vie dynamique de l’être-phénomène. Le «pulse» de ces êtres. Mon «pulse» participatif. C’est aussi, l’allure ou manière d’être, ce qui ne peut cacher la faille psychologique: la «dégaine», cette marque de l’expérience (celle du temps). … ruissellement, temps tourbillon D’abord la grêle légère de ces «grains» du temps qui coule comme d’un sablier et grignote la durée étale, l’anime de risées comme le vent en bouffées sur l’eau, accélérations légères dans la vélocité immobile… Puis ces souffles glissés qui doucement montent en parcourant circulairement l’aire d’écoute… Puis ces figures, en forme de constellations que le vent encercle… Puis ces cercles qui s’agrandissent, s’encerclent eux-mêmes concentriquement, s’animant, s’apaisant… Puis ce grain fin qui tisse sa trame et celle-ci qui s’étoffe et couvre l’espace… On l’aura compris, ce jeu pourrait durer… |
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